*Pensées nocturnes, 8 poèmes*
(Je vous envoie un joli bouquet|Adieu Beauté |Solitude|Te rappelles-tu ce jour|Partie|Sans titre|Ne pleure pas petite fleur|Pourquoi l'amour)


*Elle, 7 poèmes*
(Toi|Pour la vie|Je t'aime |14 février|Pour toi|La reine de ma vie|Belle femme)


*Les contemplations, 6 poèmes*
(Promenade d'été|L'oiseleur est passé|Je mourais de plaisir|La cité|La pluie|La fin du monde)

*Yvano, 6 poèmes*
( Et Dieu créa Yvano le huitième jour|Ton Yvano|Maladie d'amour|Preux chevalier|Histoire de ma vie|Dédicace)

 

*Première série de poèmes : Pensées nocturnes*(haut)

Je vous envoie un joli bouquet (haut)

Je vous envoie un joli bouquet
Que j'ai magnifiquement décoré
De fleurs qui ne seront jamais fanées

Hibiscus, glaieules, iris, orchidées
Que la pluie a mouillées
Que le soleil a asséchées

Mais ces fleurs ont vécu malgré cela
Comme un ange dans l'Au-delà
Comme un oiseau dans son nid
Ou comme Chopi dans son lit

Ces fleurs de Tombouctou
Représentant à coup sûr mon amour pour vous
Je vous l'ai gracieusement offert
Mais vous ne L'avez pas cru sincère

Hélas!La vie n'est pas toujours comme on espère
Ces mots ne peuvent exprimer ces sentiments si chers


Adieu Beauté (haut)

Tu es cette épine fleurie
Dont le printemps est amoureux
Et dont les hirondelles rient
De leur joli chant langoureux

Ta bouche est un corail où des perles éclatent
Ton visage et ton corps sont fait d'un marbre poli
Qui reflète ta beauté d'un clair joli

Tes yeux si charmants
Aussi bien que ton coeur
Sont de magnifiques diamants
Brillant d'une immortelle lueur

Je tremble à l'idée de ton visage
Qui fait flotter mes sublimes désirs
Tant j'ai peur que mes inébranlables soupirs
Ne lui fassent naufrage

Puisque ma passion ne peut te divertir
Nous ferons à la même heure un différent voyage
Et je serai prêt comme toi à partir
Adieu Beauté au coeur d'insensible courage


Solitude
(haut)

Je pense au corail de tes yeux
Ayant fait de moi un homme pieux
Je pense à l'or bruni de ton teint
Reflétant toutes ces merveilles de tes traits fins

Tu avis cet éclatant regard d'étincelles
Semblant venir du Juste Ciel
Trois jours entiers, trois entières nuits
Bien lentement se sont écoulées depuis
Que je t'ai perdue, toi cette clarté souveraine
Toi qui adoucissais ma profonde peine

Mais en voulant t'aborder, O roc inaccessible
J'ai du combattre cet orgueil invincible
Mais en vain
Je n'étais qu'en train
Tant tu étais tendre
De mourir dans ta cendre
Et toi brûler dans ma flamme
C'est inexorablement infâme

Cela fait des mois que je vis la solitude
Et de jour en jour grandit mon inquiétude
Le Ciel l'a jugé équitable
Mais cela reste une sentence épouvantable


Te rappelles-tu ce jour (haut)

Te rappelles-tu ce jour
Tu ne voulais plus te laisser choir
Dès que je t'ai dit Bonjour
J'ai su que tu ne voulais plus me voir

J'aurais voulu que tu me le dises sous la pluie
Là tu n'aurais pas pu voir mes larmes de suie
Mais c'était sous ce torride soleil
Qui m'avait jadis rapproché de toi

Tant cet astre brillait
Tu as du voir mes pleurs qui scintillaient
Comme des lingots d'or rose
Ou comme des reflets sur une mer morose

Ce jour m'a marqué à vie
Symbolisant l'ébranlement d'un amour inédit
Où la joie avait régné
Sur la tristesse et l'anxiété

Hélas!La vie n'est qu'un jeu hasardeux
Où l'on ne gagne pas souvent ce qu'on veut
Mais plutôt ce qu'on peut


Partie (haut)

Ma passion semble décevante
Car tu ne la trouves plus divertissante
Tu n'apprécies plus ma vie d'errance
Et reste solidement attachée à celle d'instance

Tu as pris ton parti
Sans que je ne sache pour qui
Je respecte loyalement tes décisions
Priant qu'elles te mènent à ta libération

Je ne souhaite juste que ton bonheur
Pauvre en heurts et pleurs
La vie est ainsi faite
Tous les lundis ne sont pas des jours de fête

Sans titre (haut)

Maintenant que le temps décroît comme un flambeau
Que mon oeuvre est achevée
Maintenant que je touche au tombeau
Je contemple la nuit avec pitié

J'entends le vent dans l'air
Plus loin je songe à la mer
Je vois les vagues s'écraser sur ces récifs
Comme les idées en mon esprit pensif

Je reste couché contemplant la lune
Ce fameux croissant couleur dune
Qui jette en se noyant dans ce ciel étoilé ce long rayon attrayant
Que je sentis si tendrement
Et regardai tant passionnément

Pourquoi mon pauvre cœur
Sombre comme une fausse lueur
Et pleure cet amour parti comme une hirondelle
Qui brise tout d'un coup d'aile

Ne verrai-je plus rien de celle que j'aimais
Ô terre dont la brume efface les sommets
Permets-moi une vie paisible sans heurts
Dans cet émouvant malheur


Ne pleure pas petite fleur (haut)

Ne pleure pas petite fleur
Lorsqu'on parle de ta laideur
Avec dégoût et horreur

Qui te dit qu'ils ont raison
Qui t'arroseras par saison
Qui te récolteras par moisson

Ne pleure pas petite fleur
En portant cette amère saveur
Ce goût annonçant un malheur

Ne pleure pas petite fleur
En voyant l'hiver arriver
Mouiller de son eau glacée
Tes jolis pétales égayés

Ne pleure pas petite fleur
Loin de la distance de moi
Mais tout près de moi par le souvenir de ton émoi

Ne pleure pas petite fleur
Je resterai toujours cette abeille butineuse
Qui aspirera ce pollen de suave senteur
Sois heureuse


Pourquoi l'amour (haut)

Amour
Quel mot magique
Quel mot féerique

Amour
Sentiment noble
Pour ne plus passer ignoble

Amour
Toi qui m'a guidé vers les pas
De celle qui ne me délaisserait pas

Pourquoi est-ce que j'ai flashé
Quand nos regards se sont croisés
Cette première fois
Tu étais la détonation de mon émoi

Pourquoi suis-je resté sans arme
Quand je t'ai vue pleurer à chaudes larmes
Pourquoi m'as-tu enchanté
De ta sublime majesté

Pourquoi je n'ai pas su résister à ton charme
Tu étais ma chartreuse de Parme
Tu m'as mis à l'aise
En m'ôtant tout malaise

Maintenant que tu es partie
Tout est fini
Qu'il en soit ainsi

Amour
Pourquoi l'amour


*Deuxième série de poèmes - Elle* (haut)


Toi (haut)

La pâleur de tes yeux couleur brune
Est comme ce calme clair de lune
Triste et beau
Qui avait fait rêver ces beaux oiseaux
Et sangloter d'extase les jets d'eau

Ton visage est magnifié par tes traits fins
Que Picasso n'aurait pas aussi fraîchement peints
Je n'oublierai pas cette vive clarté
Dans tes grands yeux brunis

Elle exprime éloquemment ta divine beauté
D'une sensation douce et inouïe
Et la courbe de tes yeux en pleurs
Fera toujours le tour de mon cœur

Je ne saurai être Rimbaud
Pour te dire des grands mots
Ni l'illustre Baudelaire
Pour aussi facilement te plaire

Je reste ce tendre Yvano
Pour t'écrire tout ce qu'il y a de plus beau
Je te le dis quand même
Je t'aime


Pour la vie (haut)

Je voudrais être cette larme
Magnifique et docile arme
Qui coulerait sur tes tendres joues
Et s'écrasera sur tes lèvres d'un joli roux

Je voudrais être cet oxygène infini
Pour que tu respires le doux air salin des mers
Etre cet inoubliable i
Sans lequel aimer serait amer

Tu pourras dire à ce bel oiseau
De ne plus chanter
Ou à ce timide ruisseau
De ne plus couler

Mais dire à mon cœur
De ne plus t'aimer
Serait m'instaurer une vie de heurts
Je ne pourrai le supporter

Tu m'as pris dans tes filets
Pour la vie j'y resterai

Je t'aime (haut)

Je t'aime
Pour toutes les filles que je n'ai pas connues
Pour toutes les émotions que je n'ai pas vécues
Pour cet amour qu'en moi tu sèmes

Je t'aime
Pour tous les lys que je n'ai pas cueillis
Pour toutes les roses que je n'ai pas senties
Pour ce doux parfum de chrysanthème

Je t'aime
Pour toutes les effluves que je n'ai pas exhalées
Pour tous les délices que je n'ai pas savourés
Pour cette tendresse dont tu me parsèmes

Je t'aime
Comme ce calme clair de lune
Comme le vent sur la dune
Pour cette peine s'éclipsant du fond de moi-même

Tu crois être cendre et tu n'es que femme
Pour exonérer cette sublime flamme
En mon pauvre coeur confinée
Baby permettras-tu mon bonheur


14 février (haut)

En ce jour de 14 février
Je n'ai pas cessé de penser à toi
Quelque chose n'allait pas en moi
Si tu savais combien tu m'avais manqué

Les amoureux s'offrent des fleurs
Les oiseaux s'en vont deux à deux
Animés de ce sentiment heureux
Si tu savais combien j'étais en pleurs

J'avais besoin de te sentir en toute plénitude
Tant glacé par la solitude
Ta chaleur humaine me manquait
Si tu savais combien je te désirais

Pour quelques secondes on s'était laissés
Mais cela semblait être une éternité
J'avais juste besoin d'entendre ta voix
Ah!Si tu savais combien je te voulais près de moi

Lady
C'est à travers ce poème
Que je te le dis
Je t'aime

Pour toi (haut)

Pour toi
Je vendrais mon âme
En échange de ta flamme

Pour toi
Je vendrais toutes ces belles étoiles brunes
Pour t'offrir la lune

Pour toi
Je rassemblerai tout le sable du désert
Pour t'en faire le Niger

Pour toi
Je prendrais l'Océan Pacifique
Pour en faire l'Océan Poétique

Pour toi Je changerais l'alphabet
Pour pouvoir te sublimer
Pour toi Je réinventerai l'amour
Pour que tu m'aimes pour toujours

Baby Si tu l'as lu ou entendu
Ne laisse pas le vent emporter mes paroles perdues


La reine de ma vie
(haut)

Tu es la reine de ma vie
Celle que le plus j'apprécie
Tu es la détonation de mon émoi
Qui m'a permis de retrouver cet amour de moi

Tu es ma muse
Qui fait que j'amuse
Tu es la source de mon inspiration
Qui a entraîné cette magnificence dans mes citations

Tu as su transformer cet amour
En un agréable humour
Tu es ce rayon ensoleillé
Qui vient illuminer mes nuits éplorées

Chérie
Mon coeur n'est qu'un précieux coffret
Dont toi seule possède la clé

Belle femme (haut)

Belle femme
Quand je t'ai vue cette première fois
Mon coeur battait comme un tam-tam
Et je ne songeais qu'à toi

Belle femme
Quand nos regards se sont croisés
Et que nos passions se sont rencontrées
Mon coeur fut réchauffé par ta flamme

Belle femme
Quand tu m'as émerveillé de ta sublime beauté
Envoûté de ta silhouette raffinée
Comment pouvais-je rester infâme

Belle femme
Toi pour qui mon esprit s'adoucit
Pour qui ma pensée s'embellit
Ta bonté me tranche comme une lame

Belle femme mystérieuse
Délicieuse et mélodieuse
Partageons cette sensation amoureuse

Yvano.
Dites-le lui aussi avec des mots.


*Troisième série de poèmes : Les Contemplations* (haut)


PROMENADE D'ETE
(haut)

Sur une plage de sable fin
Toi et moi la main dans la main
Les mouettes chantent à tue-tête
Et la mer joue pour faire la fête

Les vagues vont et viennent
Comme s'adoucit ma peine
Le chaud soleil couché dans le ciel
Reflète son image amusée sur une mer d'étincelles

Les oiseaux volent de leurs plumages amoureux
Poussant leur " Cui Cui " malicieux
Ils ont su qu'il fallait être deux
Pour être heureux

Ensemble nous marchons
Bercé par cette douce chanson
Le vent flatteur me chuchote à l'oreille
Quelle beauté rare, quelle merveille

Nous revoyions ces beaux rochers
Où jadis nous nous sommes rencontrés
Ce jour là
J'ai su que je ne t'oublierais pas

Tes grands yeux clairs
Tes fines et coquettes manières
Avaient touché le plus profond de moi-même
Que je voulus que tu m'aimes

J'avais vu
Combien tu étais émue
Que je me changerais en or
Pour que tu m'adores

Ô Sable asséché, Sable mouillé
Dites lui que je ne peux rester
Sans l'apprécier

L'OISELEUR EST PASSE (haut)

Le jour se lève de sa joyeuse lueur
Tel un être imprégné de bonne humeur
Le ciel retrouve sa blancheur égayée
L'oiseleur est passé

Les oiseaux de leur chant mélodieux
Les écureuils de leurs bruissements harmonieux
Animent le paysage qui s'est réveillé
L'oiseleur est passé

Les violettes récrées étirent leurs pétales séduisants
Les lilas de leur arôme subodorant
Embaument le bocage agréablement parfumé
L'oiseleur est passé

Les troncs d'arbres tels des gentlemen
Font la cour aux branches enchantées
En fair lady, elles s'y dévouent sans peine
L'oiseleur est passé

Les épines deviennent de jolies fleurs
Les chenilles éclosent en papillons aux vives couleurs
Les grenouilles émerveillent le paysage de leur note accordée
L'oiseleur est passé

L'oiseleur est passé en ce jour
Dans tous les cœurs il a semé l'amour
Que je retrouve la joie de vivre
Dans l'allégresse je m'enivre

Dans ce monde onirique
D'un seul coup de baguette magique
Vers ma dulcinée il m'a mené
Et dans un océan de tendresse je me suis noyé

A toi belle femme
Toi qui attise ma flamme


JE MOURAIS DE PLAISIR
(haut)


Je mourais de plaisir dans ces bois fleuris
Amusé par ces rossignols aux jolis cris
Je contemplais ces tourtereaux égayés
Dans leur nid entrelacés

Je mourais de plaisir voyant ce beau paysage
Ces arbres enlacés de lierre épars
Et la vigne verte errant de nulle part
Sur des épines de lys sauvage

Je mourais de plaisir bercé par les doux ramages
De ces pigeons roucoulants
Et de ces bisets au plumage resplendissant
Perchés sur des branches sublimant le charmant bocage

Je mourais de plaisir becqueté par cet air chatouillant
En me promenant par ces sentiers déguisés
De cette vie courte savourer chaque journée
Chaque heure, chaque minute, chaque instant

Comme Ronsard avait dit
Il faut cueillir les roses de demain dès aujourd'hui
Carpe diem
C'est comme ça qu'on t'aime

LA CITE (haut)

Il est minuit
La Cité est endormie
Les lampadaires ont fermé leurs yeux
Et terni tout éclat lumineux

Silencieux
Ronflent les appartements taciturnes
Et les immeubles perchés vers les cieux
Veillent sur ce paysage nocturne

Fatiguée
La Cité s'est tranquillisée et allongée
Toute innocente
Comme une jeune amante

Mais l'azur s'éclaircit
Le ciel blanchit
Le matin est arrivé
La Cité s'est réveillée

LA PLUIE (haut)

Seul cette douce nuit
Je contemple les rues d'Edouard-Montpetit
Le ciel a revêtu son costume noir
Et la lune se confond dans le soir

Les gouttes s'écrasent avec violence
Sur le sol mouillé par l'orage
L'eau crépite avec virulence
Comme des vagues au bord de la plage

Quand dans le ciel le tonnerre gronde
Et que sur ma tête les gouttes surabondent
Quand l'éclair illumine l'azur tropical
Et que la Cité prend son bain matinal

Il pleut

LA FIN DU MONDE (haut)

Le début du commencement
Sera la fin de l'achèvement
Le mal domine sur Terre

Maladie, désastre, famine, guerre
Perversion, corruption, immoralité
Prétention, hypocrisie, malhonnêteté

Les faux prophètes décevront les hommes
Les probes gens s'effaceront comme à coup de gomme
Les riches terrasseront les pauvres tout deviendra vil
Règnera la loi de la jungle même en ville

Subitement tout va s'arrêter
Le soleil sera freiné dans sa lancée
Les étoiles tomberont une à une
Plus jamais ne brillera la lune

Soudain le tonnerre grondera
On ne verra plus rien
Comme une porte, le ciel s'ouvrira
Une Lumière d'une clarté éclatante, inimaginable, d'une pureté de bien

Dieu le Tout-puissant, dans sa magnificence accrue
Jéhovah El Shaddaï, Tata Nzambé le Miséricordieux, dans sa bonté résolue
Tendra ses bras vers le juste
Et le libèrera de son buste

Il condamnera les cœurs impurs
Et les jettera dans les ténèbres obscures
Il les tourmentera jour et nuit
Dans les feux de l'enfer, ils connaîtront la souffrance infinie

Car où le Mal abondera
Le Bien surabondera
Le Fils de l'Homme viendra tel un voleur
Dans la nuit avec son armée victorieuse sévir sans faveur

Et les justes s'en iront au Ciel
Et s'assiéront à la droite de l'Éternel

Mes sœurs et frères
Repentez-vous de vos péchés
La fin du monde est bientôt arrivée


*Quatrième série de poèmes : Yvano*(haut)


ET DIEU CREA YVANO LE HUITIEME JOUR (haut)

A l'origine il fut créé la Terre
Les vagues dans la mer
Les nuages dans le ciel
Sur cette sphère brilla le Soleil

Puis il fut créé la lune
Les étoiles ses enfants
Le sable sur la dune
Dans l'air fut le vent

Le Créateur continua son Faire
Avec une persévérance extraordinaire
Il créa les animaux dans les eaux
Dans l'azur primitif volèrent les oiseaux

Puis le septième jour
L'Artisan suprême arrêta son travail et puis il se mit à contempler
Quelque chose avait manqué
Et Dieu créa Yvano le huitième jour

Il alla se reposer
Son œuvre était achevée
Mais l'Homme était malheureux
Il courut vers Dieu

Le grand Ingénieur fut réveillé en sursaut
Des bruits, notre Homme en faisait trop
Le Créateur se plaignit : "mais qui ose pleurer sans cesse "
A ma connaissance je n'ai pas créé la tristesse

La mélancolie tranchait l'Homme comme une lame
Ainsi implora t'il la grâce du premier Être pieux
C'est que je suis seul dans ce monde spacieux
J'ai besoin d'une femme

Tchiéééééé! Une femme? Mais qu'est-ce qu'une femme s'écria
Le Créateur à moitié endormi
Mais on en apprend des choses ici
Et Dieu, dans sa créativité incommensurable, le neuvième jour, façonna la pulpeuse Yvana

Dès ce jour il fut créé
L'Amour, la Plénitude, la Gaieté
L'Homme avait trouvé sa deuxième moitié

A toi j'ouvre mes bras
Seras-tu ma Yvana

TON YVANO (haut)

Pour toi je serai Beeth-Yvano
Pour te composer la dixième symphonie
Je te colorerai de mes plus jolis mots
Et tu m'élèveras comme le Picasso de la poésie

Pour toi je serai Yvano Colomb l'explorateur
Pour découvrir l'Amérique de ton cœur
Je parcourrai ton corps de rondeur en profondeur
Et tu m'appelleras Yvano le navigateur

Et pour toi je serai Orphée
Je ferai de toi ma fée en or
Au timbre de ma lyre aux cordes dorées
Je te sublimerai pour que tu m'adores

En ces tendres mots
Ton Yvano


MALADIE D'AMOUR (haut)

Te regarder
Ce serait voir une déesse passer
Dans un carrosse magnifique
Tiré par de belles créatures angéliques

Te tenir dans mes bras froids
Te serrer si tendrement près de moi
Brûler de ta chaleur attendrie
Ferait fondre tous mes soucis

Respirer ton parfum suave
Me rendrait à nouveau brave
Que dans une arène de malheurs
Je vaincrais comme un gladiateur

A t'entendre parler
Au ton de ta voix absorbée
Je deviendrais Yvano aux Pays des Merveilles
Là où qu'à aimer on ne veille

Et comme chantait Sardou
Sur les scènes du Poitou
Elle court, elle court
La maladie d'amour

Aujourd'hui je l'ai attrapée
Tu m'as sans doute contaminé

Je t'aime

PREUX CHEVALIER (haut)

Il était une fois
Loin de tous les monts et les toits
Une belle et odieuse princesse
Qui vivait dans une magnifique forteresse

Les cimes de son château s'étendaient dans le ciel
Le jour, cette image naviguait sur la mer d'étincelle
La nuit, la lune l'illuminait de ses rayons absorbés
Qu'on verrait, ma foi, le paradis avant le jugement dernier

Mais autour ne volait aucun oiseau
Ni aigle, ni rossignol, ni même tourtereau
N'y avait poussé aucune fleur
Ni rose, ni lys, ni même petite suave senteur

L'endroit brillait de sa magnificence
Et éblouissait de sa somptuosité
Mais y régnaient dépit, désolation et décadence
Une petite touche de gaieté, mais ma foi, volontiers

Les saisons passaient, les fleurs se fanaient
Et d'hiver en hiver la princesse vieillissait
Le Roi devant l'orgueil implacable de sa fille adorée
Décida de toute son autorité de son hyménée

A votre âge, chère enfant, votre mère était déjà toute mariée
Mais Monsieur, elle ne vous avait point comme paternité
Et je vous unirai à quelque preux chevalier
Eut-il vaincu tigre et dragon, que nenni je n'en voudrai

Et le monarque excédé la fit jeter dans un cachot
Le confort, croyez moi, n'avait rien de celui du château
Enchaîné à la cheville son hôte était un dragon affamé
Le maître des lieux se réjouissait déjà de son invité

Quel met de légende, appréciait Messire Dragon
Cependant j'hésite sur la cuisson
Disait-il se frottant le menton, feu vif ou doux
Peu importe elle sera à mon goût

A peine eut il contemplé son repas
Yvano chevalier de son état
De son épée mi Highlander, mi Escalibur
Trancha de toute sa verve l'individu sans chaussure

L'animal terrible poussa un dernier soupir
J'ai été condamné de faim et à en mourir
O mon cœur saigne qui exaucera mon désir
Je ne veux plus souffrir

La princesse riait, pleurait même de rire
De sa bravoure ce mastodonte occire
Il aurait fallu le preux chevalier Yvano
J'ai eu tellement peur ne pouviez-vous point venir plus tôt

De ce prince vaillant maintes fois dut elle en ouïr
Et en ce jour de plaisir la fit il jouir
Vous êtes odieuse ma dame
Mais à vous appartient ma flamme

Qui êtes-vous preux chevalier
De mon père n'en êtes-vous point l'écuyer
Mais de votre courage vous m'avez sauvée
Et de votre hardiesse de sa langue arrachée

Yvano on m'appelle
Et je vous aime telle
Loin des yeux croyez-moi
De cet amour qu'avec le cœur on ne voit

Ma vie ne fut qu'un sombre automne
Et de jour en jour ne ramassai-je que des fleurs fanées
La beauté n'est que le front et l'amour la couronne
Ma reine, laisserez-vous couronner

Et ils vécurent heureux longtemps
Mais on ne sait pas s'ils eurent beaucoup d'enfants


HISTOIRE DE MA VIE (haut)

La nuit s'achève
Un nouveau jour se lève
Un coucher de rideau
Et la scène abrégée sans un mot

Poésie émouvante
Fable amusante
Yvano Del Paso
Yvano mi-Rimbaud mi-Picasso

Auteur blessé
Versificateur comblé
Ecrivain inspiré
Ténor apprécié

Mais aujourd'hui
Ma vie d'artiste s'arrête
C'est sans doute mon dernier jour de fête
Tout est fini

Texte en prose, poèmes de vers
Vent flatteur, brises berçantes
Mon âme est haletante
Et je voudrais m'enfuir comme une vague vers ces mers

Heureux comme avec une femme
N'est-ce pas ma dame

Aujourd'hui le poète est mort
Et vit son sort
Ainsi prend fin l'histoire de ma vie
Vive la poésie

DEDICACE (haut)

Dédicace à tous ceux qui ont cru en moi depuis le début quand
Écrire n'était qu'un passe-temps
Et tous ceux qui m'ont vu dans mes idées grandir
Et dans mes vers mûrir

À tous ceux qui ont entretenu ces émotions grandioses
C'est vous les vrais virtuoses
Pour tous ceux qui ont trouvé ma lampe magique et réveillé le génie qui dormait en moi
Ces mots sont les vôtres croyez-moi

Pour tous ceux qui croient en la poésie comme la plus douce des thérapies
Vous serez de plus en plus guéris
A tous mes amis, vous qui m'avez encouragé à écrire
Par vos sourires et vos soupirs

A mon Dieu
Que j'essaie de louer de mon mieux
Merci pour le peu d'éloquence que tu m'as donné.
Ça a suffi largement j'en suis persuadé

Je te rends grâce Père céleste car heureux
Celui qui est pauvre spirituellement
À lui appartient le Royaume des Cieux.

Pour ceux qui croient que leurs talents sont morts
Ne vous sous-estimez pas, chacun de nous est un poète qui s'ignore
Merci à Lartishow, c'est vous les vrais artistes ici!
Vive la poésie !

Yvano Ch

 

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Présentation d'Yvano Ch