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La douleur
La mort
Les clés
Lettre pour mon amie
Sans nom
SANS
NOM (haut)
Cet après-midi, j'ai parlé à une amie
Et tout ou presque s'est éclaircit.
J'ai fait un p'tit bout de chemin,
En attendant que vienne la fin..
Lorsque
l'on a des problèmes,
On aimerait avoir un confident,
Pouvoir confier ce qu'on ressent.
Mais voilà qu'ils me disent qu'eux même
N'ont pas le moral en ce moment,
Qu'ils auront besoin de soutien prochainement.
Alors, le soir, je réfléchis.
Puis, j'écris.
J'en
ai déduit certaines choses.
La première est que j'avais oublié
Oublié que je ne suis pas la seule
A avoir besoin de faire des pauses,
A vouloir tout recommencer, réessayer.
En fait, les gens ne maîtrisent pas tout ce qu'ils veulent.
Je
ne devrai pas penser à moi
Il faudrait que je sois là pour toi
Pour t'aider quand ça ne va pas.
Mais je suis de moins en moins là.
Mon chagrin devient une obsession
Et je ne maîtrise plus mes émotions.
Je
sais bien que je devrais parler
Mais quand j'y pense je m' dis que j' vais pleurer.
Rien que le fait d'y songer est un moyen de m'en empêcher.
J'aimerai parfois qu'on me dise
Que c'est tout à fait normal, que ça ne peut pas faire de
mal.
Que tout va bien se terminer,
Que ça va bien s'arrêter.
Mais
voilà, rien ne se passe.
Alors on finit par ne plus espérer.
Tout fait que nos rêves sont brisés.
On ne se sent plus à sa place.
Malgré
tout ça, la vie est belle.
Le bonheur efface la peine
Avec des p'tits trucs de tous les jours
Comme un simple " bonjour ".
Ou la plus jolie scène
Lorsque je suis sur la balancelle
Je regarde le ciel,
La danse des feuilles
et j'écoute le bruit du vent.
A ce moment, je peux fermer les yeux
En sachant que je me sens mieux.
Il suffit que je le veuille
Pour que ça vienne n'importe quand.
En
résumé,
Il faut savoir qu'un rien rend triste
Mais que le bonheur existe.
Il suffit juste de le chercher
LA
DOULEUR (haut)
C'est difficile à décrire,
C'est creux, ça fait mal.
Un coup d'cafard en pire,
On se sent un peu sale.
On essaie d'oublier,
On se met à rêver :
Imaginer une vie meilleure.
Mais on finit en pleurs.
Vous
ne me connaissez pas vraiment
Car je ne montre pas mes sentiments
Je laisse paraître des petites choses
Juste pour qu'on s'intéresse à ma cause.
Je ne me connais pas moi-même
Alors comment pourriez-vous résoudre mes problèmes ?
Je dis toujours que je suis là, prête à aider
Et arrive un moment où je me demande : " qui peut m'écouter
? "
" A qui puis-je parler, dire toute ma vérité ? "
C'est
difficile à décrire,
C'est creux, ça fait mal.
Un coup de poignard en pire,
On se sent vraiment mal.
On ne veut pas oublier,
On ne fait qu'en rêver.
On revoit des moments de bonheurs,
Et on finit en pleurs.
Je
ne me rappelle que de très peu de choses.
Mon enfance s'est tout d'un coup brisée.
J'avais pourtant rien demandé ;
Je laissait paraître beaucoup de choses.
Les adjectifs pour me décrire étaient nombreux :
Soûlante
. Non, en fait, y en avait peu.
Depuis, je réfléchis beaucoup.
Je crois que j'ai peur d'oublier tout ;
Peur des gens, peur tout court..
J'ai plus attendue la mort que l'amour
Et aujourd'hui, je ne veux plus rien laisser,
Je ne veux plus rien oublier.
Même
si c'est difficile à décrire.
Même si c'est creux, que ça fait mal.
Je n'arrêterai pas d'écrire
Pour chasser enfin le pire ;
Pour pouvoir rêver et dire :
" Je suis venue
Je me suis battue
J'ai perdu
Mais j'ai aussi vaincu
Et maintenant, je ne regrette rien
Car j'ai vécu et je peux partir demain
En sachant que j'ai fait mon chemin.
Au Revoir. "
LES
CLES (haut)
Un
matin tu t'es réveillé
T'avais la tête sous l'oreiller
Tu croyais qu'elle allait exploser
Je l'sais parce que tu t'es mis à l'crier
Alors
moi, j m'e suis levée, pour faire du café
Et toi, t'es resté là à m'regarder
L'air de demander qui j'étais.
Et surtout je pense, ce qu'on avait fait !
En
revenant, je m'suis mise à t'expliquer
Qu'à la fête de la veille on s'étaient rencontrés
Et que t'avais l'air complètement brûlé
Un de tes copains m'avait demandé de t'ramener
Alors bien sûr, j'allais pas r'fuser
Et puis, au moment de m'rentrer
Un fois ma tache terminée
J'ai vu que j'avais oublié mes clés, à la soirée
Bien sûr, j'aurais pu y retourner
Mais j'étais vachement fatiguée
Alors
je m'suis allongée, toi tu dormais comme un bébé
Et je m'suis endormit, là, sur ton lit
Une
fois l'histoire éclaircit
Tu t'es mis à rigolé, tellement gêné
J'ai dit que j'devais m'en aller
Mais tu m'as demandé de rester
Maintenant,
ça fait 30 ans, on a même eu des enfants
Et je crois que ces fichues clés
J'regrette pas d'les avoir laissées
Car en fait, j'les avait pas oubliées.
LETTRE POUR MON AMIE (haut)
Je
ne t'aurais jamais laissée tomber.
Lorsque tes larmes se mettaient à couler,
J'étais là pour te les sécher.
Quand tu ne voulais plus me voir,
Je savais que ce n'était que provisoire.
A chaque fois que tu t'en allais,
Je savais te retrouver.
Je te serrais dans mes bras, te consolais.
Toi, tu te confiais à moi.
C'était ça notre amitié.
Seule la mort aurait pu nous séparer.
Car on finissait toujours pas se réconcilier.
Ca commençait par un coup de gueule
Et puis l'une des deux faisait rire l'autre.
Le lendemain, c'était effacé.
Jamais je ne pourrais t'oublier.
Je le sais, tu fais partie de mon passé.
Tu étais mon présent et mon avenir aussi.
Pourquoi es-tu sortis de ma vie ?
Je ne comprends pas que tu ais pu mourir.
On vient de me supprimer une sur,
De m'arracher le cur,
Ne laissant que place au malheur.
J'imagine qu'avec le temps, la douleur s'effacera
Mais jamais, jamais on ne t'oubliera
Ni eux, ni moi. Surtout pas moi.
Crois le ou pas, on se retrouvera.
LA MORT (haut)
La mort n'est rien.
C'est juste une étape de la vie
C'est un p'tit bout de chemin
Que ne vivent pas avec nous nos amis.
Il
ne faut pas la craindre
Même si pour certain
Cela signifie la fin
En fait, c'est quelque chose de moindre.
Parfois
j'aimerai mourir
Pouvoir enfin partir.
Mais je ne pourrais pas revenir
Et je ne veux pas faire souffrir.
Alors je pense à l'avenir
Car ce que je vis en ce moment
Ne peut qu'être pire
Que la vie que j'aurai prochainement.
Parfois,
la douleur est si forte
Que l'on voudrait être morte
Car après la mort se trouve le bonheur.
On ne sent plus cette douleur
Qui pendant si longtemps
Vous bouffait tout doucement.
Pourtant,
les épreuves sont nécessaires
Elles apprennent à faire des choix
Et ce n'est pas une mince affaire
Que de les faire seul à chaque fois.
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