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MORSURE (haut)

Pourquoi la vie nous mord-elle ?
Quand on s'y attend le moins !
Pourquoi cette vie en dentelle ?
Longue comme un jour sans fin.

Quand on ne sait plus où sourire,
Que l'on n'a pas le choix du destin,
Quand le meilleur côtoie le pire,
Et que d'amour on a toujours faim !

Pourquoi ces gens courant tout le temps,
Ne prenant pas la peine de s'arrêter ?
Et ne jamais prenant le temps,
De proposer une simple amitié.

Quel nouveau siècle perturbateur,
Où la vie est tellement trépidante !
Où tout le temps coulent les heures,
Dans une vie très souvent pantelante.

Arrêtons-nous quelques instants,
Soufflons où nous mènent les vents,
Pour reprendre le fil du temps,
Et sourire beaucoup plus souvent.

Alors la vie s'arrêtera de mordre,
Nous vivrons tous plus sereins,
Nous pourrons donner quelques ordres,
Afin de tous nous tendre la main !


TU....JE....
(haut)

Je vis le pire
Tu vis le meilleur
Je suis le rire
Tu es le malheur.

Je suis poison
Tu es passion
Tu es chaleur
Je suis bonheur.

Je suis nuire
Tu es sourire
Tu es valeur
Je suis saveur.

Je suis poisson
Tu es avion
Tu es balance
Je suis la danse.

Je suis scorpion
Tu es frisson
Tu es espoir
Je suis le noir.


Je suis prison
Tu es soupçon
Tu es d'ailleurs
Je suis primeur.

Je suis glamour
Tu es amour
Tu es trahison
Je suis fraction.

Je suis fracture
Tu es très dur
Tu es guérison
Je suis soupçon.

Je suis blessure
Tu es facture
Tu es farceur
Je suis la peur.

Je suis étrange
Tu es un ange
Tu es déchu
Je suis revenue.

Je vis le pire
Tu vis le meilleur
Je suis le rire
Tu es le malheur.

LA VIE (haut)

La vie : elle va, elle vient :
C'est un éternel va-et-vient,
Entre moi et les sentiments,
Je n'ai jamais prêté serment.

Et pourtant, oui, il faudra bien,
Prendre partie du tien, du mien,
Savoir jusqu'où nous partirons,
Et ne prendre que le très bon.

Le meilleur temps, les bons serments,
Celui où l'on est vif, vraiment;
Où la vie ne blessera pas,
Où l'on pourra aller là-bas !

Si loin et pourtant si proche,
De la joie tout plein les poches,
Savoir reconnaître et voir,
De quel côté viendra l'espoir !

Il suffit de bien regarder,
De vivre pour l'éternité,
De ne pas se sentir si vieux,
De la jeunesse plein les yeux.

Alors la vie sera bonne,
Que tous les gens nous pardonne,
Nous vivrons si bien tous les deux,
Éternellement amoureux....

POURQUOI ?? (haut)

Pourquoi tant de haines, pourquoi tant de joies,
Même à travers la peine, même à travers la foi !
Le monde nous est-il si fermé, pour cette éternité,
Où est-il si pur, que l’on ne puisse s’y retrouver ?

Et moi, là à travers ma foi, suis-je si lointaine,
Que tout ce qui se passe, me fasse de la peine ?
Où suis-je si fragile, que le moindre faux pas,
M’amène vers la haine ou bien vers le trépas ?

Qui suis-je au milieu de ce monde incertain,
Une petite bulle qui arrive de si loin ?
Une petite bulle qui va vers où l’on souffle,
Mais qui, attention, peut y perdre son souffle !

Si je n’avais pas tant de choses à oublier,
Moi, qui, si longtemps, ne savait pas qu’aimer,
C’était aussi souffrir et gémir et se plaindre :
Plainte venue du fond des âges : rien à craindre ?

La crainte était là, m’habitant, me prenant,
Tout ce temps, moi qui l’espérais "de ciment" !
S’effritait, jour après jour, et poussière,
Je ne pouvais qu’attendre la lumière !

Alors, pourquoi : tout ce noir, ce gris, cet infini,
Qui cachait le soleil à travers le vernis,
Des gens bien comme il faut, bien propres, bien sages ;
Cela : ce n’était surtout pas la bonne image !

Et moi, et mes pourquoi, mes questions sans réponses,
Je me noyais dedans sans espoir d’une once,
Une once d’accalmie au milieu de ma vie,
Que je voulais sincère, honnête et si jolie....

AU BON ACCUEIL (haut)

Si vous voulez passer votre seuil
Dans un bonheur ensoleillé
Venez au Pavillon Verneuil
Pour vous refaire une santé.

Le personnel soignant est là
Vous parlant de la beauté de la vie
Et jamais ils ne se montrent las
Quand vous ne vous "conduisez" pas comme des amis !

Ils vous écoutent et vous comprennent
Souvent ils vous donnent des conseils
Et même ils vous apprennent
A avoir le regard vers le soleil.

Alors n'attendez pas trop dans votre solitude
Allez frapper à leur porte et demandez ....
Car après cela devient une habitude
Et vous ne savez même plus rêver.

Merci à tous pour votre sollicitude
Pour votre accueil et votre charité
Car maintenant la vie est moins rude
Et je marche vers la clarté.

BATAILLE (haut)

Ce soir, tu étais parti pour la bataille
Avec une gueule d'épouvantail
Tu avais l'âme couleur grisaille
Mais alors vraiment couleur grisaille
Et ce fut une énorme bataille

Sûr que ce n'était pas un feu de paille
Les mots pourris de ta bataille
Sans un regret dans ta grisaille
Juste ta gueule d'épouvantail
Oui c'est ça ta gueule d'épouvantail

Derrière tes yeux lourds de bataille
Tu gueules fort épouvantail
Il y avait de la grisaille
Je priais Dieu vaille que vaille
Que ta colère s'en aille !

Et puis d'un coup comme un détail
Tu as quitté ta bataille
Mais moi empêtrée dans ces détails
J'étais encore dans la bataille

Cette route fut dure comme de la rocaille
Et les minutes de haute taille
Tu n'étais plus qu'une racaille
Dans les larmes et la bataille
Et je t'en voulais vaille que vaille

En arrivant dans la pagaille
J'avais le cerveau en tenaille
Et envie de représailles
La sueur coulant sous mon chandail
Je te regardais, épouvantail

Qui peut raconter cette bataille !
Les mots que ta bouche ravitaille
Leur sens qui sent la ripaille
La colère jaillissant de tes entrailles
Et toujours l'âme couleur grisaille

Où sont passées : nos accordailles
La Vierge Marie dans son vitrail
Le chant joyeux des retrouvailles
C'était plutôt le tocsin des funérailles
Mais cela te semblait un détail.

Tu sais ce que j'en fais de ta bataille ?

CONCILIATION (haut)

Quand je vais mal, il le sent ;
Quand je vais bien, il est content ;
Mais comment concilier les deux,
Puisque pour le faire, je ne peux !

Comment réagir quand vient le mal ;
Et que dehors tout semble normal,
Que je me sens si éloignée,
De tout ce qui fait leurs vérités !

Doit-on vraiment presser le pas,
Quand on voit, sur soi, venir le trépas ;
Quand on a là-haut un ange qui attend,
Pour que sur terre cessent les tourments ?

Quand je vais mal, il le sent ;
Quand je vais bien, il est content ;
Mais comment faire l'addition,
Pour qu'arrive la conciliation ?

(l'ange qui attend est mon fils Maël que j'ai perdu il y a 9 ans ; il avait 4 ans 1/2)

DESESPOIR (haut)

Oui, j'attends le jour et la nuit,
Depuis si longtemps,
Oui j'attends,
Mais tout me nuit.

Mais s'enfuit la vie,
Plein de soucis,
Avec ma maladie,
Qui s'amplifie !

Et pourtant j'attends,
Un rétablissement,
Inutilement,
Car tout le monde ment.

Cette vie si pourrie,
Que je vis,
Tous les jours,
Sans retour !

Et pourtant j'aimerais,
Pouvoir la maîtriser,
Afin de finir,
De ne pas pouvoir rire.

Mais c'est dur de construire,
Quand tout a été démoli,
Et que le cerveau, et le rire,
N'obéissent plus, quel souci.

Et voilà, j'en suis là,
De mon désespoir,
Attendant l'espoir,
Que tout aille mieux ici-bas !

EXTERIEUR INTERIEUR (haut)

Rien de ce qui pourra se passer à l'extérieur ne pourra changer mon monde intérieur !!

Monde extérieur, monde intérieur,
Quel est le meilleur ?
Vers quoi ces mondes vont-ils ?
Est-ce un mirage ou une île ?

Les mirages sont parfois si beaux,
Qu'ils collent à notre peau !
Mais dès que l'on se réveille,
Rien n'est plus du tout pareil !

Alors pourquoi doit-on essayer,
D'atteindre cette éternité ?
Ce monde parallèle et extérieur,
Est loin d'être le meilleur !

Mais si je choisis le monde intérieur,
Celui-ci sera-t-il trop destructeur ?
Que choisir, que faire, vers où aller ?
Pour atteindre l'éternité....

Ne rêvons surtout pas,
Les contes de fées n'existent pas,
Et la survie si difficile
Mène vers une vie si vile.

Que dois-je faire de ma vie,
Puisque celle-ci me semble finie,
Et que l'avenir est derrière moi,
Mélangé au passé, cela va de soi !

FOUTEZ-MOI LA PAIX! (haut)

Je suis encore très peluche, et, très "doudou",
Oui, j'ai encore, de mon enfance, des gestes doux.
Je suis immature à ce qu'on m'a dit,
Mais je préfère l'immaturité à cette vie pourrie.

Un jour, je vais peut-être grandir et voir,
Que, dans la vie, tout n'est pas si noir.
Mais, vais-je m'en sortir en grandissant,
Si personne n'est là, me protégeant.

Et puis, ai-je vraiment envie de changer ?
Je crois que j'ai peur de ce que cela va engendrer !
Et puis, me modifier pourquoi, pour qui ?
Pour que les autres puissent être ravis !

Mais, je ne vis pas pour les autres, mais pour moi !
Les autres s'en foutent ; mais moi c'est MOI !
Et puis cela ne les empêche pas de vivre, tous ceux,
Qui aimeraient souffler et se sentir heureux.

Est-ce que moi, je n'attends pas aussi le bonheur,
Et en plus je dois faire avec la maladie.
Alors qu'eux ont déjà leurs heures
De plaisir et que la vie leur sourit......

Alors laissez-moi tranquille dans ma bulle,
Même si souvent je suis complètement nulle.
Si je ne vous dérange pas, fichez-moi la paix,
Pour que je puisse rester dans Ma Tranquillité !

Voilà où j'en suis et si vous ne comprenez pas,
Tant pis pour vous, je ne ferai pas un pas ;
De plus, je m'arrange avec ce que j'ai,
Et puis, foutez-moi la Paix !!!!!!

Agnès Le 22/06/2001 (22 heures 06.)


HOMMAGE (haut)

Ici, à Verneuil
On vient faire le deuil
De toutes les souffrances
Qui pourrissent l'existence !

On y est bien reçu
On obtient son salut
On est réconforté
Avec de l'amitié.

C'est un pavillon
Qui est vraiment "canon"
Et les infirmières
Nous aident dans nos misères.

Le temps d'une remise sur pieds
Rien ne vient vous ennuyer
Et quand on est sage
On se croit sur un petit nuage.

On se sent soutenu
On y met son âme à nu
Et quand on en sort
On part avec dans le cœur un trésor.

Si pour vous rendre hommage
Je pouvais être un Roi Mage
Je vous apporterai l'Or
Que vous mettez dans nos corps !

Toutes les personnes du service
Vous aident comme des complices
Je dis bien toutes, masculin ou féminin
Nous montre le chemin du bon destin.

Quand je leur dirai "Au revoir"
Je partirai avec de l'espoir
D'un avenir meilleur
Tout au fond de mon cœur.

Et pour tout cela je vous remercie
Vous m'avez redonné goût à la vie
Et tout le bonheur du monde je vous souhaite
Car je suis maintenant beaucoup mieux dans ma tête.

LA DESAXEE (haut)

Je courais sur la route abritée des alizés
Une course avec moi-même, juste un vieux compte à régler
Pieds nus comme couraient mes ancêtres
Oh j'ai bien vu un homme derrière ses lunettes.

Je suis rentrée au soir quand le vent a renoncé
Il était tard mais la famille m'attendait
Y'avait l'homme bizarre à la table, mes fils une larme, un murmure
Des papiers et "sa" signature.

J'ai pris la grande voiture blanche du lundi
Qu'on regardait se perdre à l'infini
Je suis arrivée dans le froid de la ville
Chez les autres et les automobiles
Loin de mon ancienne vie.

On m'a touchée, mesurée comme on le fait d'un animal
J'ai marché dans un couloir, pissé dans un bocal
Soufflé dans un masque de toute mes forces, accéléré plein d'électrodes
Pour aller jusqu'où j'avais trop mal.

On m'a mis un pyjama bleu sur le dos
Y'avait des gens qui criaient, des clodos
On marchait toujours en rond, avec des pyjamas bleus qui sentaient la misère
Je ne me reconnaissais guère.

J'ai appris à perdre, à gagner sur les autre et le temps
A coups de comprimés, de piqûre dans la salle des médicaments
Les appels étranges des infirmières, les hommes
Et les coups de coude
Les passions, le monde, et les patients.

Moi je courais sur ma route abritée des alizés
Une course avec moi-même, juste un vieux compte à régler
Puis le capharnaüm a croisé ma vie
Je suis étrangère partout aujourd'hui,
Est-ce un mal, un bien ?
C'est ainsi !

Comprendrez-vous ce poème plein de rancœurs, je ne sais pas ; mais il était là dans ma tête! (Il fallait l'écrire). Agnès

LA-BAS = LA-HAUT (haut)

C'est pour ça que j'irai là-bas !
_______________

Ici, tout est joué d'avance,
Et l'on n'y peut rien changer,
Tout dépend de ta naissance,
Et, MOI, je ne suis pas bien née !!
_______________

C'est pour ça que j'irai là-bas !
Je me perds si je reste là !!
_______________

Là-bas, loin de vos vies,
Je vous échappe déjà.
_______________


LE PRESENT (haut)

C'est vivre au jour le jour,
Sans se poser de question,
Apprécier tout l'amour,
Qui vient et la passion.

C'est attendre une fleur,
Qui s'ouvre un instant,
Pour arrêter les pleurs,
Et les mauvais tourments.

C'est embrasser ses fils,
Leur faire un gros câlin,
Et retrouver le fil,
De ce qu'est le destin.

C'est oublier le mal,
Qui voudrait s'infiltrer,
Surtout aucun scandale,
On ira vers la paix.

C'est laisser venir la chute,
Celle qui vous a blessée,
Sans un mot, sans rechute,
Simplement la laisser passer.

C'est la paix de l'âme,
Celle qui amène l'espoir,
Et vivre dans le charme,
Que plus rien ne soit noir !


L'EVASION (haut)

Je me suis évadée un jour du mois de mai,
Les autres étaient atterrés et moi je souriais,
Enfin j'allais pouvoir vivre comme je l'entendais,
La maladie qui m'enfermait, j'en avais la clé !

Qu'allais-je en faire, par où commencer,
De cette liberté de vivre, sans la douleur du passé,
Du fait que les autres n'aient plus à me supporter,
Dans cette vie où chacun pour soi est une vérité!

Allais-je m'en sortir ou finir par replonger,
Dans l'enfer d'une histoire que je pensais "chiadée",
Peut-on encore croire aux jolis contes de fées,
Je pensais que non, j'étais trop âgée !

Mais j'allais tout de même essayer,
D'avancer et de me rapprocher de la vérité,
La vérité d'une nouvelle vie altérée,
Que je ne connaissais pas avant d'y tomber !

Cette maladie dont les psys disaient :"Bipolarité",
Il fallait faire avec et ne plus se peiner,
S'évader vers l'espoir, la vie, la vérité,
De choisir pour son propre respect : le monde ensoleillé.

MANIACO-DEPRESSION (haut)


Maniaco-dépression,
La vie devient poison,
L'esprit est en prison.

Maniaco-dépression,
Mais pour quelle raison,
Est-on sous pression ?

Maniaco-dépression,
Plus aucune attention,
Et puis quelle sanction ?

Maniaco-dépression,
Plus faux devient le ton,
Finie la belle chanson !

MAINTENANT, JE NE PEUX MEME PLUS...... (haut)

Moi je file un mauvais coton,
Et pourtant je ne suis pas si con.
Je ne vous promets pas que pour toujours,
Je serai là, à essayer de gagner de bons jours.
A tous les recalés de la vie, de la maladie,
Les privés du cerveau, les exclus de la nuit.
Si je pense à vous, c'est très égoïste,
C'est parce-que je sais que je suis sur la liste !

Maintenant je n'ai plus le droit ni d'être mal, ni d'être moi.
Et pourtant dépassé le chacun pour soi,
J'aimerais qu'autrement vous pensiez à moi.
Je ne vous promets pas les beaux jours,
Mais juste vous dire "bonjour" !
Un peu de sourire et de bonheur,
Mais incapable, je suis, j'en ai peur !
Maintenant je ne peux plus ni être bien, ni être moi !

Parfois, on me garde un peu de compassion,
Mais cela passe aussi vite que la passion.
Vos oreilles et vos portes sont closes,
Je suis toujours, souvent en overdose.
Et cela m'empêche de dormir,
Pour tout dire : cela gâche le goût de mes plaisirs.
Ce n'est pas vraiment ma faute, mais c'est la maladie,
Et cela deviendra pire, si personne ne me sourit !

Je n'ai pas de solution pour me changer la vie,
Mais toi, tu peux m'aider quelques heures : alors, vas-y.
Il y a plein de misères, trop pour un inventaire,
Mais cela se passe dans mon cerveau et dans mon aire.
C'est dépassé : le chacun pour soi,
Allez, vas-y, penses un peu à moi.
J'aimerais recevoir de la chaleur humaine,
Mais j'ai souvent l'impression d'être entourée de haine !

Eh oui ! Maintenant je ne peux même plus être moi !
Agnès

MERCI LA VIE, VIVE LA MORT (haut)

Chienne de vie, chienne de maladie,
Qui ne vous laisse de répit,
Que le temps d'une respiration,
Après, on paye l'addition.

L'addition, elle est très lourde,
Même si l'on ne fait pas de bourdes,
Même si l'on est tranquille,
L'humeur change et file.

File plus vite que le temps,
Dans un immense tourment,
Qui toujours vous tient tête,
Même si l'on veut faire la fête.

Fête inachevée et mortelle,
Dans la vie il n'y a qu'elle,
La mort qui attend au tournant,
Qui doit arriver rapidement !

Rapidement car je me lasse,
D'une vie pleine de crasses,
De douleurs et de tristesse,
Qui jusqu'à ma mort ne cesse !!

MISE AU MONDE (haut)

La grossesse fut difficile et rude,
La mise au monde se passa dans les éclats,
Mais la naissance fut une attitude,
Qui rendit mon âme dans son ancien état.

Le subconscient me laissa en répit,
Et la journée commençait en sourire,
Quelle joie, laissons de côté le dépit,
Pour aller vers le soleil et le rire.

Attention à ne pas se tromper,
Et à accompagner l'être que je suis,
Vers la paix et la sérénité,
Mais sans faire trop de bruit.

La nature reprit ses droits,
La vie recommença avec quelques peines,
Mais enfouies sous les cocons de joie,
Car je mis à mort toute ma haine !

(écrit après une de mes nombreuses tentatives de suicide lorsque j'étais en hospitalisation).


REMORDS (haut)

Large remords immense,
Sur terre et tout le temps,
Trop de cris, de souffrances :
C'est tout ce qui m'attend.

La mort est une absence,
Qui m'appelle souvent,
Mais quelle délivrance !
Je l'ai appris, je l'apprends....

Je voudrais tant partir,
Vers une renaissance,
Vers un autre avenir,
Mais plus rien qu'une absence.

Et si vous m'entendez,
Avec votre pouvoir.
Aidez-moi s'il vous plaît,
Aidez-moi sans savoir....

Et lointain le soleil,
Qui brille par son absence,
Alors plus de merveilles,
Finie la reconnaissance.

Maintenant et toujours,
Le cœur à l'abandon,
Tout gravite autour,
Et l'esprit en prison !!

Cette douleur est trop dense,
Pour mon cœur : trop perçant !
Et plus rien qui ne danse,
Ni espoir, ni absence !!


ROSA (haut)

Il était une fois
Une petite fleur
Qui s'appelait Rosa
Qui avait un grand cœur.

Pour la récompenser
De nous donner du soleil
Nous lui avons donné
Un petite boucle d'oreille.

Qu'elle a aussitôt portée
Et cette petite rose
S'est aussitôt transformée
En une jolie chose.

Que cette petite Rosa
Devienne une heureuse femme
Surtout dans les bras
De l'homme qui l'enflamme.

Par la boucle d'oreille
Cette jolie Rosa
Va faire des merveilles
Avec l'amour plein les bras.


(05 ou 06/04/01)

SACRIFICE (haut)

Pensez à vous disait le psy,
Arrêter de vous sacrifier,
Mais tout n'est-il pas écrit,
Les guerres tout comme les paix ?

Me sacrifier à mes enfants,
Me sacrifier pour mon boulot,
Toujours devoir serrer les dents,
Sans plus attendre de repos !

A cet enfant qui m'a manqué,
Son absence, je ressens cruellement.
Et tout au long de ces années,
Ne plus penser, je vis vraiment !

Alors comment changer mon être,
Seulement maintenant penser à moi,
Il faut l'apprendre car peut-être,
Je n'aurais pas toujours la foi.

Maintenant on me rééduque,
Pour que je me mette en avant,
Mais ne suis pas de la race des Ducs,
Et je n'ai pas appris ce serment !

Apprendre à dire : je suis là !
Laissez-moi vivre en paix,
J'existe et je veux être MOI,
J'arrête ce jour de me sacrifier !

SUPPLIQUE D'AGNES (haut)

O ma famille,

Ne me prenez pas pour une insensée,
Car j'ai en moi un cœur d'enfant brisée.

Ne cherchez pas à deviner ma naïveté,
Car j'ai en moi un problème fluctuant.

Ne me contraignez pas à la renonciation,
Car j'ai en moi une maladie de dément.

Ne m'humiliez pas,
Car j'ai en moi une trop grande émotivité.

Ne m'abandonnez pas,
Car j'ai en moi le besoin de l'amour et de la fidélité.

Sachez me déchiffrer et m'aider,
sans essayer de me juger,
Car j'ai en moi beaucoup de fierté.

L'effort sera peut-être trop monstrueux pour vous,
mais sachez qu'il est encore plus titanesque pour moi,
et que c'est pour que nous puissions vivre dans la joie.

Si vous arrivez à assimiler tout cela,
alors, de ma peine, je parviendrai au-delà,
et j'espère que l'équilibre sera là....

SANS TITRE N°1 (haut)

Y a-t-il ailleurs ?
Un monde meilleur,
Où l'on puisse se reposer,
Sans avoir à se suicider ?

Y a-t-il ailleurs ?
Un monde meilleur,
Où l'on puisse se cacher,
Sans avoir à être enfermée ?

Y a-t-il ailleurs ?
Un monde avec le bonheur,
Où l'on ne soit pas stressée,
Dites-moi la vérité ....

Y a-t-il ailleurs ?
Un monde avec le bonheur,
Où l'on puisse filer,
Sans avoir peur d'être rattrapée ?

Y a-t-il ailleurs ?
Ce monde meilleur,
Auquel je ne cesse de penser,
Sans pouvoir y accéder ?

Y a-t-il ailleurs ?
Ce monde du bonheur,
Je ne sais plus quoi penser,
Et j'ai peur de ne pas y arriver !

SANS TITRE N°2 (haut)

La richesse ce n'est pas le bonheur
Car on a l'argent mais pas les sentiments
L'amour ne s'achète pas
Il s'acquiert pas à pas
Il est difficile d'avoir à la fois
L'argent et le Cœur
Je ne mens pas, j'en ai l'expérience
L'argent ne fait pas le bonheur
Mais comme on dit : il y contribue.
Dans quelle mesure ?
S'est-on posé la question
Il contribue à quoi
Au bien-être matériel
Mais peut-être pas à celui essentiel
Le bien-être moral
Celui qui fait mal
Quand il n'est pas là !
Celui qu'on attend depuis tout petit
Après lequel on court tout au long de sa vie !
Que l'on attrape parfois au milieu d'un hasard !
Ou que l'on voit partir après un retard
Gagner de l'argent : c'est essentiel
Au bonheur de tous les jours
Mais pas autant pour le bonheur du grand jour
Celui où l'on va chercher l'amour !
Je me répète mais c'est la vérité
L'amour n'est pas à payer !
Alors gagnons de l'argent pour
Le bonheur du jour
Et gardons l'amour et les sentiments
Pour tout ce qui est autour !

SANS TITRE N°3 (haut)

Je n'arrive plus à me joindre,
A ce monde extraordinaire,
Mais sont-ce eux qui sont détraqués ?
Ou moi qui ai un cerveau fêlé ?

Personne n'a la véritable réponse,
Car aucun ne s'est vraiment posé la question,
De calculer le pourcentage de gens sains,
Au milieu du genre humain !

Et puis quelle est la définition de la folie,
Le dictionnaire reste assez vague,
Même les psychiatres restent flous,
Sur la définition du fou !

Tout ce que je sais et que j'admets,
C'est que c'est une vie difficile !
Où chaque jour est un combat,
Où l'on avance pas à pas !

Et moi, je suis là à me demander,
Comment rentrer dans leur cercle,
Ce cercle si fermé et si ouvert à la fois,
Où même, moi, j'y perds ma foi !

Alors doit-on continuer à espérer ?
Un pis-aller ou un mieux,
Quand on ne sent pas l'amélioration,
Même si on va la chercher de soi-même au plus profond.

Voilà, j'en suis là de mes pensées,
Pas si gaies, mais pas si tristes non plus,
Et je dois faire avec ma vie,
Même si parfois je me sens tout petit !

SANS TITRE N°4 (haut)

Même en courant
Plus vite que le vent,
Plus vite que le temps,
Même en volant,
Je n'aurais pas le temps, pas le temps ....

De visiter
Toute l'immensité
De mon si pénible cerveau
Même en cent ans
Je ne saurai pas le rendre plus beau.

Et pour aimer
Comme l'on doit aimer
Quand on aime vraiment,
Je ne saurais pas, même pour aimer,
Combien il me faudra de temps.

Des milliers d'heures,
C'est bien du malheur,
?
Alors à quand le bonheur.

Car des milliers de jours,
C'est deux fois trop éphémère,
Pour ramener la bonne manière !

Même en cherchant,
Même en cherchant mille ans
Aussi fort que le courant,
Même en cherchant,
Je ne saurais pas le découvrir, le découvrir....

Même en cent ans,
Je n'en aurai pas la connaissance, non ne l'aurai pas.

Des milliers d'heures,
C'est bien de la détresse,
Oui, de la détresse !

Et pour jouir,
Comme l'on doit jouir,
Quand on savoure vraiment,
Même en savourant,
Je ne possède pas combien il me faudra de temps....

SANS TITRE N°5 (haut)

Le bonheur ça s'attrape en naissant,
Mais il faut savoir le garder en grandissant,
Parfois, il devient glissant, au fil des ans
Et alors il est temps, de regagner ce serment !

La joie ça s'attrape en naissant,
Très facile à avoir quand on est un enfant,
Mais le problème c'est qu'on devient grand,
Et que le plaisir c'est glissant !

La tristesse aussi est là en naissant,
Au début, enfant, nous en préservent les parents,
Par la suite, on doit la gérer en grandissant,
Et ce n'est pas facile d'en être le dirigeant !

La liste des sentiments en naissant,
Est grande et c'est affolant,
Car plus on est adulte, et plus c'est changeant,
C'est pour ça qu'il faut y mettre du sien tout le temps !

Mais ça vaut le coup de tout attraper en naissant,
Car adulte, en choisissant,
On peut avoir une vie de géant,
Et dire merci aux parents, aux rencontres, et aux gens !

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